Rayon2lune

A chacun son histoire

le 06/12/2005 à 15h36

Jamais personne n'imposera le chemin
J'vais pas m'laisser faire
Jamais personne ne lèvera mes matins
C'est mon affaire

Jamais personne ne lira mon étoile
C'est à moi de prévoir
Jamais personne ne forcera ma foi
C'est à moi d'y croire

Jamais personne n'imposera sa loi
C'est à moi de vouloir
Jamais personne n'abordera mes voiles
C'est à moi d'savoir

Il faut pouvoir découvrir soi-même
C'qui donne un sens à la vie
Avant d'ressentir en soi-même
Tout c'qui s'passe ici, ici

Faut savoir bien conduire ses rêves
Au chemin de ses envies
Avant d'les faire courir sans trêve
Par là, par ici

Décoller s'envoler
À se brûler les ailes
Pour traverser le ciel
Pour écrire son histoire
Décoller, décoller, s'envoler
À se brûler les ailes
À chacun son histoire
À chacun son histoire

Jamais personne n'imposera le chemin
J'vais pas m'laisser faire
C'est à chacun de construire sa mémoire
Selon ses souvenirs

Décoller s'envoler
À se brûler les ailes
Pour traverser le ciel
Pour écrire une histoire
Décoller, décoller, s'envoler
À se brûler les ailes
Oui, c'est ça notre histoire

Jamais personne ne lira notre étoile
À chacun son histoire
Jamais personne ne bordera nos voiles
C'est notre histoire

 

Natasha St Pier


 

 

 

Des bouts de vies

le 05/12/2005 à 18h00

Il n'y a pas d'itinéraire rigide, droit, austère. Il y a des bouts de vies belles et sévères. On aurait pu se coucher de bonne heure, de bonne humeur, de bonheur. Au lieu de cela, le monde va veiller pour croire que l'amour sera au rendez-vous le lendemain matin. J'ai besoin de croire à cette vie que j'avais imaginée. Je n'en suis plus très loin mais je me sens, parfois, aspirée par des démons qui ne me lâchent pas.

Je cours

le 05/12/2005 à 03h11

Trop tôt, trop jeune, trop beau.
Et courir vers rien et tourner sans cesse. Et marcher, toujours marcher.
Vers la lumière, dans les églises.
Dans le froid, sous le soleil.
Et je cours parce que j’ai peur, et je cours pour apprendre à ne plus marcher.
STOP.
S’arrêter, descendre ou tomber ? Vivre et ne plus mourir. Regarder le ciel, photographier les nuages. Jouer et rire avec toi. Car après, il est souvent trop tard.
S’inventer des histoires avec des fins pour ne pas qu’il y en ait à la nôtre.
S’inventer une plage de sable fin, loin, avec eau argentée et transparente.
S’inventer des voyages, des murs blancs et des moquettes épaisses.
Et puis inventer cet enfant que je n’aurais jamais de toi. Lui inventer un prénom et des larmes pour ne pas s’accommoder de ta souffrance.
M’inventer une famille et des vivants. Ne plus compter les morts.
Mettre une robe, pleurer de joie, avoir mal aux pieds et m’écorcher la voix.
Crier là-haut, dans le désert, et ne plus rien attendre.
Regarder les lézards, jeter les vieilles photos et se dire que, finalement, rien n’a d’importance.

Viviane

le 04/12/2005 à 08h35

Linus aux bois de Crète errant parmi les branches
Voyait fuir et tourner de vagues formes blanches
Qui riaient ; et des pieds nus, dansant sur le thym

Et la menthe sauvage, égaraient Théocrite
En Sicile. En Bretagne, au temps d'un roi lointain,
Viviane, en riant de son rire argentin,
Pour captiver un mage évoquait un vieux rite ;

Un charme Assyriaque aux savants nombres d'or,
Et svelte, demi-nue et d'iris bleus coiffée,
Les bras cerclés d'argent, dansait, lascive fée,
Sur le rythme endormant des prêtresses d'Endor.

En vain pour l'éveiller Arthur sonna du cor,
Le vieux barde oublié dort dans Broceliande
Et les harpeurs gallois ont gardé la légende.

 

Jean LORRAIN (1855-1906)

Et pourtant

le 02/12/2005 à 09h08
« J'étais si près de toi
Que j'ai commis tant de fautes
Je n'ai pas vu venir le froid
S'abattre sur nos côtes »

Et pourtant rien ne ressemble à rien.
Et rien ne pourrait ressembler à toi.

Je t'ai pris pour une autre mais certainement pas pour toi.
J'aurais dû écouter ce que les autres disaient tout bas.
J'aurais dû me méfier de te voir faire n'importe quoi.
Et j'ai mordu la poussière et j'ai levé bien haut le doigt.
Comme pour m'expier de mes fautes et tirer une croix.

Et pourtant rien ne ressemble à rien.
Et rien ne pourrait ressembler à toi.

Je t'ai laissé partir et j'ai soigné mes ecchymoses.
Je t'ai laissé mentir et reviens par là si tu l'oses.
J'ai bien d'autres atouts crois-moi, bien d'autres coeur à conquérir.
Des si forts des si beaux, des qui ne te ressemblent pas.
Des visages de vérité et des bras à découvrir.

Et pourtant rien ne ressemble à rien.
Et rien ne pourrait ressembler à toi.

J'ai la tête qui part à la renverse et les mains qui joignent les deux bouts.
Puisque désormais je n'ai plus peur et surtout pas que ce soit doux.
J'aurais dû naître un peu plus tôt, j'aurais dû me réveiller moins tard.
Ça aurait évité ce petit sursaut qui m'a fait arriver en retard.
Et si aujourd'hui tu me détestes, sache que tu le vaux bien.

Et pourtant rien ne ressemble à rien.
Et rien ne pourrait ressembler à toi.

Je l'avoue, je me suis trompée, mais c'est moi qui me pardonne
On aurait bien pu éviter les écueils et les regrets.
Je l'avoue, j'en ai bavé, mais c'est moi qui frissonne.
Quand je te vois si mal-aimée pendant que moi je prends mon envol.

Et pourtant rien ne ressemble à rien.
Et heureusement que rien ne pourrait ressembler à toi.

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