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Rayon2lune

je te pose la question

le 14/10/2008 à 01h05

Nous vivons nues et cachées. Le soleil réchauffe nos corps. Là, allongées sur le lit. Le soleil qui entre par la fenêtre. Sa peau ruisselle contre la mienne. Elle prend ma main et me glisse sous l’eau glacée. Ma peau se raidit, mes doigts se crispent, ma chair exulte. Je sens sa langue le long de mon corps.
J’en veux en corps. Dis ? Tu veux vivre avec moi ?

la bonne attitude

le 09/10/2008 à 10h43

« Je n'ai jamais su quelle était / La bonne attitude / Pour ne pas se laisser bercer / Par les habitudes. / Je voudrais voyager sans bagages. / J'ai assez fait le passager / De mes certitudes. / Je voudrais, pour tourner la page, / Perdre le nord gagner le sud / Et les bonnes latitudes. »


Et je campe sur mes positions comme les chiennes se tiennent parfois sur leurs pattes arrière. J’achète une boussole qui guidera mes pas pour revenir à moi. Je cherche l’étoile brillante et si ce soir la lune est pleine c’est pour refléter mes bonheurs futurs. L’oxygène ne manque pas, le creux de la vague est loin, si loin derrière…

Asia3

le 30/09/2008 à 19h47

Septembre

le 11/09/2008 à 14h12

Les filles de septembre vivent dans les livres. Elles s’imaginent tour à tour fées, sorcières, grenouilles et souillons. Les filles de septembre crachent du feu quand on ne leur donne pas raison. Elles voudraient bien aider les autres mais les autres n’ont pas besoin d’aide. Les filles de septembre sont un peu égoïstes mais c’est une question de survie. Alors on ne les blâme pas.

je me suis tellement manquée

le 05/09/2008 à 11h43

Je me suis tellement manquée et je me suis tellement maudite, quand j’ai cru regardé, l’amour et le désir au fond de leurs yeux. Mais je me suis vue sombrer dans l’air sans me retenir à leur crinière.
Je me suis tellement trompée et je me suis tellement détruite ,au détour des rencontres et des désirs de fuites, c’est bien moi que je fuyais. Et je me suis presque crue morte à vouloir pleurer sur ton épaule.
Je me suis tellement menti et je me suis tellement rêvée, que j’ai cru à chaque fois leurs mensonges et leurs projets. Et je rentre en résistance pour m’accorder une dernière danse.
Je me suis tellement blessée et je me suis tellement fait mal. Mais je n’ai plus aucun regret puisque j’ai toujours cru bien faire. Même si je n’ai rien vu venir, pour le moment, moi j’en suis fière.
Je me suis tellement trahie et je me suis tellement sabotée, Et les mines sur lesquelles j’ai sauté laissent des traces de mon passé aux intersections de leur petite vie. Et si j’essayais la légèreté ?
Je me suis tellement crevée et je me suis tellement saignée, que j’ai plongé tête baissée et les mains en avant dans les épines de leur miroir. Et si, aujourd’hui, j’instaure l’état d’urgence c’est pour mieux me re-vautrer.

Je me suis tellement manquée et j’ai tellement trouvé cela normal