Des désirs de fuite, des élans de liberté ; des envies subites et dons d’ubiquité.
Dans mes voyages immobiles je ferme les yeux, un court instant pour un contrat signé avec la liberté.
Je remplis mon cœur de parfums envoutants, je l’entends battre au rythme des doigts qui glissent sur le piano de Glen Gould.
Je laisse courir mes mains sur un sable imaginaire, sur de lisses galets, sur l’herbe tendre.
Je suis au sommet d’une montagne, en haut d’un building, devant un Goya, allongée sur la dune.
Je ne m’encombre pas. Je sui seule, je vole, je cours.
Parfois j’évite de sauter sur une mine. Parfois j’évite la rencontre qui me fera me réveiller.
Souvent j’évite que l’avion s’écrase au moment de me réveiller.